C'est au nom de la commission des affaires économiques que je défends cet amendement très important. Les commissaires ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, puisqu'ils l'ont adopté à l'unanimité.
En effet, la dotation budgétaire soutenant les organismes de formation aux métiers d'art, à savoir l'Institut supérieur des métiers, l'ISM, et l'Institut national des métiers d'art, l'INMA, est purement et simplement supprimée dans le projet de loi de finances pour 2020. Il en va de même de la dotation concernant le label « Entreprises du patrimoine vivant ». Je vous propose de rétablir cette ligne budgétaire à hauteur de 2,25 millions d'euros, ce qui représente un effort important, mais raisonnable.
Reconnus par la loi du 18 juin 2014, les métiers d'art participent au rayonnement économique, culturel, patrimonial et touristique de la France, ce qu'a d'ailleurs relevé notre collègue Philippe Huppé dans son excellent rapport. Il s'agit d'un secteur attractif pour les jeunes ; en attestent l'engouement et l'émotion ayant fait suite à l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ce secteur représente 60 000 entreprises, 120 000 emplois et 15 milliards d'euros.
Or, madame la secrétaire d'État, vous adressez aujourd'hui un message très négatif à ce secteur d'excellence ; il convient de corriger le tir. De surcroît, ce secteur se trouve fragilisé par la non-reconduction du crédit d'impôt en faveur des métiers d'art. Il est pourtant stratégique pour l'emploi, le savoir-faire et le rayonnement de la France.