Je ne dis pas qu'il n'existe pas d'autre instrument, mais que la propriété majoritaire du capital est le meilleur en l'occurrence, y compris pour la régulation.
Par ailleurs, je n'ai pas très bien compris si M. le secrétaire d'État considérait que les aéroports ne constituaient pas un enjeu stratégique, ou que celui-ci serait préservé par un État minoritaire à leur capital. En tous les cas, nos avis divergent effectivement au sujet de l'agilité comme du pragmatisme. Nous ne sommes pas d'accord non plus lorsqu'il présente ces fonds comme immobilisés, ce qui laisse entendre qu'ils ne serviraient à rien et ne rapporteraient rien.
Nous en reparlerons à propos de la Française des jeux : là encore, quelle logique économique peut-on trouver à vendre quelque chose qui rapporte de l'argent et, bien géré, continuerait à en rapporter même dans le cadre d'une transition écologique ? Comment concevez-vous cette transition si, à vos yeux, c'est le marché qui peut faire décroître les émissions de gaz à effet de serre du trafic aérien ?
En vérité, votre politique stratégique est très cohérente et poursuit toujours la même logique, celle du profit plutôt que de la préservation de l'environnement.