En juillet dernier, l'assurance maladie a préconisé une baisse du nombre d'actes de biologie médicale inscrits dans la nomenclature des actes remboursés par la sécurité sociale. Cette mesure aurait pour conséquence une perte sèche de 180 millions d'euros pour la profession en 2020.
Je tiens à rappeler que les dépenses de biologie médicale ne représentent que 1,8 % des dépenses courantes de santé, l'enveloppe de remboursement correspondante s'établissant à 3,731 milliards d'euros. Il faut aussi savoir que les biologistes médicaux jouent un rôle déterminant dans l'identification et le suivi d'un grand nombre des maladies.
En pratique, cette perte de 180 millions d'euros conduira probablement à la fermeture de nombreux laboratoires de proximité, ceux qui ne seront pas suffisamment rentables. Selon les prévisions, cela entraînera le licenciement de 48 000 salariés.
Par cet amendement, je propose que l'on identifie et comptabilise les laboratoires en difficulté, afin que l'on puisse leur apporter un soutien, par exemple dans le cadre de la prochaine loi relative à la santé. Il convient de permettre aux laboratoires de remettre les résultats des analyses médicales dans les délais les plus brefs et dans les meilleures conditions, dans l'intérêt du bien-être et de la santé des patients.