Votre question est très pertinente. Dans le cadre de l'expérimentation locale, nous avons, bien entendu, rencontré l'ensemble des auto-écoles, lesquelles s'inquiètent, je l'ai dit, de la numérisation de leur métier. Dans le cadre de la proposition de loi, nous avons également souhaité auditionner leurs représentants, mais ceux-ci n'ont pas répondu à nos sollicitations. C'est d'autant plus dommage que le renforcement de la cohérence entre l'apprentissage du code et celui de la conduite, prôné par les syndicats, est précisément proposé dans notre dispositif. Quoi qu'il en soit, dans mon territoire, les auto-écoles ont vraiment joué le jeu, car elles ont bien perçu que le marché leur échappait et que leur intervention dans les lycées, qui correspond à leur coeur de métier, leur permettrait de faire valoir la qualité de leur enseignement et de leurs formateurs. De fait, le dispositif valorise leur métier. Je regrette donc, encore une fois, que les représentants des auto-écoles n'aient pas répondu à nos sollicitations. Nous aurions pu leur expliquer que notre proposition pouvait représenter une solution pour elles, d'autant que, une fois qu'elles sont entrées dans le lycée, elles ont une clientèle captive pour les cours de conduite.