Madame Faucillon, vous abordez un sujet grave. Comme à vous, voir des hommes, des femmes, des enfants à la rue m'est insupportable – nous est insupportable. Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement, a réuni, vendredi dernier, les associations qui accompagnent l'action de l'État dans ce domaine. Celle-ci vise d'abord à assurer un accueil inconditionnel à toutes les personnes en détresse ; la mobilisation du Gouvernement en ce sens est totale.
Nous avons créé 14 000 places d'hébergement depuis mai 2017 ; chaque jour, l'État en finance 146 000. Ce chiffre n'a malheureusement jamais été aussi élevé. Dans votre région, l'Île-de-France, si l'on additionne les places d'hébergement d'urgence, les logements adaptés et les hébergements destinés aux demandeurs d'asile, on compte 120 000 places financées par l'État, soit environ une place pour 102 habitants. Comme vous l'avez précisé, la mobilisation est encore renforcée pendant la période hivernale, en raison des risques de santé accrus.
Plus de 6 400 places hivernales supplémentaires sont actuellement ouvertes, dont 2 300 en Île-de-France, et le dispositif continuera à monter en charge. Une priorité absolue est accordée aux familles, pour lesquelles 1 000 places sont réservées dans la région.
Chaque forme de détresse nécessite une réponse adaptée. La réalité s'agissant des femmes et enfants à la rue, c'est aussi que cette situation concerne en particulier des populations originaires de Roumanie et de Bulgarie vivant dans des conditions indignes, dans des bidonvilles.