La question du pouvoir d'achat et celle de la possibilité de vivre de son travail sont au coeur des préoccupations de nos concitoyens et du débat démocratique mené dans notre pays.
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville – QPV – , l'emploi est, comme ailleurs, une préoccupation, mais la problématique est d'autant plus pertinente que le nombre de demandeurs d'emploi y est deux fois supérieur à la moyenne nationale, pouvant atteindre 31,7 % pour les personnes dont le niveau est inférieur ou égal au baccalauréat.
À ces difficultés s'ajoute la discrimination à l'embauche qui fait qu'à diplôme, âge et parcours égaux, un habitant des QPV a plus de mal à accéder au marché de l'emploi qu'un autre citoyen.
Il semble que le dispositif des emplois francs ait trouvé un écho favorable, deux ans après sa mise en place à titre expérimental, sans pour autant atteindre ses pleins effets. Les remontées du terrain font état de difficultés pour les associations et les petites structures à la suite de la réduction des contrats aidés, qui affecte leur capacité à employer des personnes souvent très éloignées de l'emploi.