Intervention de Franck Riester

Séance en hémicycle du mardi 4 février 2020 à 9h00
Questions orales sans débat — Situation à radio france

Franck Riester, ministre de la culture :

Le Gouvernement a une grande ambition pour l'audiovisuel public. Nous n'avons jamais eu autant besoin de celui-ci qu'aujourd'hui, en matière d'éducation, d'information, de cohésion sociale, de culture, de rayonnement de la France dans le monde comme de proximité. C'est la raison pour laquelle nous allons proposer très prochainement à l'Assemblée nationale un projet de loi qui permettra de traduire très clairement cette ambition dans les faits, de réaffirmer dans la loi les missions de service public mais aussi de donner à l'audiovisuel public la possibilité de s'adapter à la révolution numérique, qui a entraîné une révolution des usages, en créant un groupe public qui rassemblera Radio France, France Télévisions, l'Institut national de l'audiovisuel – INA – et France Médias Monde.

Dans le cadre de la trajectoire financière 2018-2022, la direction de Radio France a proposé un plan stratégique de réorganisation qui prévoit la suppression d'un certain nombre de postes, sans licenciement sec, afin de mieux répondre à ces ambitions.

J'ai rencontré, il y a quelques jours encore, les organisations syndicales de Radio France, comme j'avais eu l'occasion de le faire le 20 décembre dernier lors d'un comité technique ministériel au cours duquel j'avais réaffirmé l'ambition du Gouvernement pour l'audiovisuel public mais aussi le fait que nous demandions en effet à Radio France un effort de 20 millions à l'horizon 2022. J'ai rappelé que je faisais confiance à sa direction pour proposer, en lien avec les organisations syndicales, une transformation de l'entreprise au service de la révolution des usages ainsi que des missions de service public.

Nous sommes réellement à l'écoute de toutes et de tous, à commencer par les organisations syndicales et les équipes de Radio France. Ce n'est toutefois pas à l'État de décider de l'organisation concrète des entreprises de l'audiovisuel public ; vous êtes d'ailleurs le premier à réclamer l'indépendance de l'audiovisuel public vis-à-vis du pouvoir politique. Il revient seulement à celui-ci de fixer l'ambition et le cadre budgétaire. Aux directions des entreprises publiques – en l'occurrence Radio France – , en lien avec les organisations syndicales, de définir ensuite très précisément leur organisation.

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