Ma question est liée à vos recommandations d'évolution pour cette organisation qui reste, 70 ans après sa naissance, attractive, comme nous le montre le projet d'accession que nous examinons aujourd'hui. Il est incontestable que l'intérêt géopolitique de l'accession de la Macédoine du Nord est clair. Au-delà de l'apport de stabilité de la partie nord, cet accord peut aussi favoriser l'apaisement des tensions entre ce pays et la Bulgarie, déjà membre de l'alliance, en offrant un cadre de dialogue supplémentaire.
Toutefois, nous savons que cette organisation est assez critiquée depuis la fin de la guerre froide, qui a remis en question sa raison d'être ; elle reste toutefois pour beaucoup un outil unique de par sa vocation strictement militaire et ses moyens. Nous ne pouvons pas nous en passer pour notre sécurité collective.
Le Président de la République a même utilisé des termes particulièrement forts et qui traduisent cette nécessité de repenser l'OTAN ou ce qui pourrait être amené à lui succéder. Ces réflexions seront au coeur du sommet de Londres qui se tiendra dans un mois. Elles animeront également les réflexions de notre commission, puisque nous recevrons avec la commission des Affaires étrangères ce mois-ci, les personnalités de cette organisation. Pourriez-vous partager vos pistes de réformes envisageables pour cette organisation ?