Nous consultons beaucoup les épidémiologistes et les virologues. Les différentes agences sanitaires, la direction générale de la santé, Santé publique France et les modélisateurs de l'Institut Pasteur travaillent à partir d'indicateurs très fins de prévisibilité et d'anticipation du phénomène épidémique. Ce n'est pas le ministre de la santé qui réalise la carte ou qui construit les indicateurs. J'étais encore député il y a peu : je n'aurais pas non plus été capable de déterminer quels doivent être ces indicateurs. Introduire de la rigidité dans le texte en indiquant qu'il revient à la représentation nationale de fixer les indicateurs ne me semble donc pas réaliste.
Comme je l'ai expliqué à plusieurs reprises, le choix des indicateurs est évolutif. Hier, lors de la conférence de presse avec le Premier ministre, j'ai ainsi indiqué qu'un indicateur important était en train d'apparaître : le taux de positivité des tests par territoire.