Cette proposition peut surprendre car elle ne va pas dans le sens d'un rétablissement de la situation normale, mais, je le répète, peu de choses fonctionnent normalement à Mayotte et en Guyane. Ce n'est pas nécessairement le fruit du hasard : la circulation du virus n'a pas pu y être coupée car ces deux territoires souffrent de nombreux autres problèmes, que nous ne cessons de dénoncer dans cet hémicycle, mais qui n'ont pas été résolus.
En dressant ce constat, je n'accuse personne, étant conscient des efforts réalisés par les uns et les autres. Néanmoins il faut aller plus loin dans le traitement des sujets économiques et budgétaires, mais également des questions relatives au développement des infrastructures et des équipements publics, à l'éducation et à la formation. Tous ces éléments ont convergé pour produire la situation actuelle.
Je suis très favorable à l'adoption de cet amendement et j'espère, au risque de me répéter, que tout sera mis en oeuvre pour mieux accompagner ces territoires et parvenir à ce que la situation actuelle ne perdure pas. L'amendement proroge l'état d'urgence jusqu'au 30 octobre à Mayotte et en Guyane ; j'espère que nous parviendrons à normaliser la situation avant cette date, mais cela demandera un gros effort des membres du Gouvernement, que je remercie par avance.