Depuis le début du Ségur de la santé et, surtout, au lendemain d'une épidémie qui les a éprouvés plus que jamais, la mobilisation des personnels soignants a repris un peu partout en France. C'est la preuve que la concertation ouverte depuis le 25 mai n'est pas encore à la hauteur des attentes et qu'il y a lieu d'apporter des réponses concrètes aux revendications visant l'amélioration des conditions de travail et la qualité du service rendu par l'hôpital, public comme privé – vous me permettrez, chers collègues du groupe GDR, de mentionner ce dernier, qui remplit lui aussi des missions de service public.
Ces revendications, le groupe Libertés et territoires les connaît et les accompagne. Il s'agit, naturellement, de la revalorisation des carrières pour les personnels, qui est dans toutes les bouches, mais également des problèmes de recrutement rencontrés un peu partout sur le territoire et des fermetures parfois intempestives du service public. Je salue d'ailleurs la délégation de votre famille politique qui s'était déplacée à Châteaudun à l'annonce de la fermeture de la maternité et des urgences – heureusement, nous avons finalement réussi à sauver ces dernières.
Toutes ces revendications présentent un point commun : la remise en cause des politiques d'austérité budgétaire. En la matière, il convient de faire amende honorable sur tous les bancs : voilà quelques années que je suis dans cette maison et, chaque année, je note que le budget octroyé aux hôpitaux est la variable d'ajustement – nul ne pourra me contredire.