Ils sont les fers de lance de la cancérologie française. Mais leur statut hybride – privé sans but lucratif – les défavorise par rapport au secteur public.
Cette situation doit évoluer à l'aune de l'ambition que nous portons ensemble et des attentes nées du Ségur. J'appelle votre attention sur l'urgence à agir, car la survie de ces structures en dépend comme celles de leurs 22 000 salariés.
Il faut agir dans trois directions : tout d'abord, une revalorisation salariale est nécessaire, dans un souci d'équité avec l'hôpital public – l'attractivité du secteur en dépend ; ensuite, il faut assurer à ces établissements, qui remplissent une mission de service public, un accès équitable aux aides à l'investissement et au désendettement par une reprise partielle de leurs dettes ; enfin, il est indispensable de rénover la tarification à l'activité pour favoriser le dynamisme et la pertinence des soins.
Sous l'égide des agences régionales de santé et en collaboration avec les élus, les centres proposent de copiloter des projets territoriaux en cancérologie, axés sur les parcours de soins des patients, dont il faut renforcer le rôle dans la gouvernance et le choix des parcours.
Ils peuvent être acteurs d'un grand plan national « intelligence artificielle et cancer ». Leurs liens avec les universités doivent être renforcés pour optimiser l'excellence de la recherche française en cancérologie.
Pour ce faire, les postes de praticiens hospitalo-universitaires doivent y être pérennisés au moyen de conventions avec les universités.
Pouvez-vous nous assurer que l'élan que donnera le Ségur à votre politique sanitaire se traduira aussi par une ambition renouvelée dans la lutte contre le cancer et le soutien à tous ses acteurs ?