Monsieur Pichereau, la révision de la directive Eurovignette est une excellente chose, et peut en effet permettre de rééquilibrer progressivement les conditions de concurrence entre la route et le rail. Les propositions de la Commission dans le Paquet Mobilité vont dans la bonne direction ; il faudra veiller au maintien de ce cap dans la phase des discussions !
Monsieur Michels, à la place d'un projet de train classique Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg avec un temps de trajet de 4 ou 5 heures, nous avons fait le choix de la solution de la grande vitesse entre Bruxelles et Strasbourg en contournant Paris, au bénéfice je pense des clients, même si on peut toujours s'améliorer. S'agissant de la desserte de l'aéroport de Francfort, je ne pense pas, en toute franchise, que le rôle de la SNCF soit de favoriser le hub de Francfort au détriment des aéroports français.
Madame Tanguy, alors que l'avenir du ferroviaire fait l'objet de débats, de rapports – y compris parlementaires – depuis 25 ans, l'élément nouveau dans la démarche actuelle, c'est la volonté affirmée de décider. À l'issue de cette phase de concertation, tous les acteurs politiques ont indiqué que des propositions seraient faites début 2018 pour une stratégie ferroviaire. Nous participons en toute transparence à cette concertation en fournissant toutes les données nécessaires dans cet objectif.