Bien sûr, tout est prévu dans le code de la sécurité sociale. Mais cela n'a pas la même valeur ! Pour avoir pratiqué cette activité pendant quarante ans, je peux vous affirmer qu'en pratique, aujourd'hui comme alors, les donneurs reçoivent des factures. On leur demande par ailleurs d'effectuer des démarches complexes, qu'ils ne réussissent pas toujours. Ces contentieux durent parfois plusieurs années, au détriment des donneurs.
C'est dissuasif, alors que nous manquons cruellement de donneurs d'organes. Nous avons affronté, avec la crise sanitaire, une période très difficile durant laquelle des centaines de malades n'ont pas pu recevoir de transplantation. Plusieurs centaines d'entre eux sont décédés.
Il est impératif de favoriser, lorsque c'est possible, le don par un donneur volontaire familial. Mais si ces personnes doivent avancer l'argent, certaines familles modestes ne pourront pas s'engager dans cette activité si généreuse qu'est le don d'un organe à un proche.