L'idée de l'article est de rassembler, à l'échelle d'un territoire, tous les acteurs de la santé humaine autour de la table. Ces acteurs sont multiples : on pourrait dresser un inventaire à la Prévert, car l'organisation de la recherche en santé est malheureusement complexe. Il y a les CHU et les universités, bien sûr, mais aussi le CNRS, l'INSERM, l'IRD, l'Institut Pasteur, la direction des sciences du vivant du CEA, l'Institut Curie, et j'en oublie certainement…
Nous avions également l'idée d'associer la médecine privée et la médecine libérale. Je tiens pour ma part particulièrement à ce que l'on convie aussi des représentants des entreprises de santé.
Certes, j'ai essentiellement cité des établissements qui font de la recherche fondamentale, de la recherche en amont. Les CHU, eux, ont une particularité. Ils ne dispensent pas que des soins, loin s'en faut, ils assurent tout l'aval de la recherche fondamentale : car, entre « la paillasse » et le lit du patient, il y a toute la partie de la recherche clinique, qui englobe l'évaluation des médicaments et des dispositifs médicaux.
Prévoir une coordination entre l'établissement central qui conduit la recherche en amont, à savoir l'université, et celui qui mène la recherche en aval, à savoir le CHU, est gage d'équilibre. L'avis sur les amendements est défavorable.