Monsieur le rapporteur général, Émilie Cariou vient de démontrer la vacuité de vos arguments.
Je reviens toutefois un peu en arrière. J'ai récupéré le chiffre des bénéfices engrangés par les sociétés concessionnaires d'autoroutes grâce à la réforme de l'impôt sur les sociétés que vous avez réalisée en début de législature : on est autour de 160 millions d'euros, ce qui est supérieur au produit attendu de la mesure proposée par Mme Cariou.
Je regrette qu'à gauche – et cela vaut pour les oppositions en général – , nous n'ayons pas été capables de calculer le coût, pour la génération suivante, de vos refus des ponctions que nous proposons aujourd'hui sur les secteurs privilégiés. Nous aurions dû traduire ces refus en endettement et en remboursements futurs par les classes populaires, que ce soit par un recul des services publics ou par des augmentations d'impôt, y compris indirectement celles de la CRDS, la contribution pour le remboursement de la dette sociale. Nous aurions montré alors que chaque refus de toucher aux privilèges est une atteinte à l'égalité républicaine.