Devant la reprise épidémique, si l'enjeu avait été de se donner des moyens exceptionnels pour faire face à une situation également exceptionnelle, mais dans un délai contraint, dans le respect du Parlement et du débat, dans la pleine conscience de la défiance des Français vis-à-vis des autorités et du discours publics – qui est un immense handicap pour être efficace dans la lutte contre le covid-19 et pour appeler à la responsabilité et au civisme de chacun – , je crois que le groupe de la Gauche démocrate et républicaine aurait soutenu les décisions qui nous auraient été proposées.
Mais ces conditions n'ont pas été remplies. Je considère que nous assistons à une fuite en avant. Six mois – quatre d'état d'urgence sanitaire et deux de sortie de ce régime – de mise sous cloche de la démocratie, du débat public, de contrôle du Parlement : ce n'est pas possible ! Et, surtout, ce n'est pas de cette manière que nous susciterons l'adhésion des Français et une pleine conscience des dangers liés à cette épidémie.