Madame la ministre déléguée, je vous remercie de votre réponse mais, comme je l'ai précisé à titre de précaution oratoire, les sujets des deux amendements sont différents, même si l'organisation des débats en séance fait que nous en discutons en même temps.
Nous avons mis beaucoup de temps à obtenir un rapport d'évaluation de la loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées. Ce rapport a enfin été diffusé, même si le cadrage de la mission de l'IGAS était orienté. Il nous apprend que les aides vont essentiellement au soutien aux parcours de sortie. Or, ce qui nous intéresse aujourd'hui est de mettre en place des mesures immédiates et efficaces pour les personnes en situation de prostitution, qui n'en sont pas encore au stade de choisir un parcours de sortie.
Nous souhaitons cibler ces 90 000 euros, montant qui représente une goutte d'eau, sur les associations qui aident directement les victimes. Le programme de prévention et de dépistage du VIH, qui fait l'objet de l'amendement no 1848 couvre un sujet différent. Je maintiens donc les deux amendements.