Le Sénat parvient à proposer des avancées pour nos territoires, en l'occurrence une augmentation du budget de l'AFITF – Agence de financement des infrastructures de transports de France – à hauteur de 400 millions d'euros. Ils sont très bons ! En tant que rapporteur spécial sur le sujet, je m'en réjouis d'autant plus que la trajectoire de la loi d'orientation des mobilités sera ainsi respectée, qu'un rapport sénatorial sur l'état des routes et des ponts, assez critique, a bien montré qu'il faut mettre le paquet, et que les profits attendus des amendes-radar relèvent de l'insincérité budgétaire. Car à moins de prévoir de baisser la vitesse sur les autoroutes de 130 à 110 kilomètres à l'heure, comme le préconisait la Convention citoyenne pour le climat, on ne peut expliquer l'augmentation de 44 % prévue pour ces recettes. Je me réjouis donc de cette avancée obtenue au Sénat, d'autant qu'elle permet de revenir au débat du Conseil d'orientation des infrastructures sur la TICPE : elle rapporte 14,5 milliards ; il suffirait de flécher cette somme vers les transports pour que tout se passe bien dans notre pays en matière d'infrastructures car le transport paierait ainsi le transport.
Je souhaite, par cette intervention, alerter la représentation nationale sur la nécessité de graver dans le marbre de la loi cette avancée de 400 millions proposée par le Sénat.