Il en a été de même à propos des violences gynécologiques et obstétricales, avant que l'ampleur des témoignages ne montre qu'il s'agissait d'un phénomène massif.
D'après une étude du Quotidien du médecin, environ 30 % des professionnels de santé interrogés confient avoir déjà été sollicités au cours de leur carrière pour un certificat de virginité. Certes, cette étude n'a ni plus, ni moins de valeur qu'une autre. Ce n'est qu'une statistique. Il existe probablement des médecins ou des gynécologues qui ne se sont jamais retrouvés dans cette situation. Mais il en existe aussi – et nous en avons rencontré – qui, plusieurs fois par semaine, reçoivent des jeunes filles ou des familles venues non seulement leur demander de rédiger un certificat de virginité mais aussi, dans certains cas – et même souvent – , de procéder préalablement à un test de virginité.
Il est fondamental de prononcer une interdiction ferme et totale. À l'instar de certains de vos collègues en commission spéciale, vous venez de dire, monsieur Coquerel, et je ne vous en blâme pas, que des médecins sont amenés à délivrer des certificats de virginité par crainte de ce qui pourrait arriver à la jeune fille au cas où elle rentrerait chez elle sans un tel document. Or je crois que nous devrions plutôt nous interroger sur ce qui pourrait arriver à celle qui l'a obtenu !