Dans les pays les moins avancés, il y a une catégorie de personnes qui souffre beaucoup plus que les autres : les femmes. Préparer à manger, piler le mil, c'est un spectacle sympathique pour les touristes qui prennent des photos, mais c'est harassant. Transporter de l'eau avec des cruches sur la tête, c'est épuisant. S'occuper des enfants, c'est aussi le travail des femmes. Mourir en couches, c'est malheureusement souvent le sort des femmes.
Notre pays s'honorerait donc à faire de l'égalité femmes-hommes un objectif principal de nos stratégies d'aide au développement. Cela ne poserait aucun problème d'en faire un marqueur de notre politique et c'est ce que préconise le Comité d'aide au développement de l'OCDE. Beaucoup de pays dans le monde ont adopté une diplomatie féministe très forte, à l'instar du Canada ou de la Suède, qui se sont fixé comme cible de faire de l'égalité femmes-hommes un objectif principal ou significatif dans au moins 85 % de leurs actions d'aide publique au développement. Cet amendement vise à fixer pareil objectif. J'espère vivement qu'il sera adopté.
L'amendement no 368 est similaire.