… entre deux et cinq s'il s'agit d'un ministre, et une dizaine lorsque le Président de la République s'exprime. Je crains que ce projet de loi constitutionnelle n'aggrave votre cas, mais je propose, dans un élan de bonté, de vous aider à éponger cette dette en réécrivant votre texte.
« La République garantit la préservation [… ] de la diversité biologique ». Je ne suis pas sûre que les abeilles apprécieront cette formulation et, dans un souci de vérité, je vous suggère plutôt d'écrire : « La République garantit la préservation des néonicotinoïdes, du glyphosate et de tout autre pesticide qui détruit la biodiversité, la santé humaine et les sols. La République accélère la sixième extinction de masse des espèces en laissant des entreprises forer les sols avec du cyanure, comme en Guyane avec la Montagne d'or bis. La République garantit la persistance du chlordécone dans les sols et les cours d'eau aux Antilles et l'impunité de l'État quant à ce désastre écologique, sanitaire et social. »