Les amendements de Sébastien Jumel pour ce dossier

49 interventions trouvées.

Cet amendement technique n'a pas fait l'objet d'une expertise en commission : c'est votre manière de respecter le Parlement. Mais au-delà de la forme, il y a le fond. Les libéraux que vous êtes considèrent le service public comme un coût. Nous estimons pour notre part que la présence du service public partout et pour tous est une chance. Le ser...

…de cette mauvaise politique libérale mise en œuvre depuis trop longtemps. Ma question est la suivante : qu'entendez-vous par « service universel » ? Pour moi, il correspond à une impérieuse nécessité : que l'on puisse avoir accès à ce service public essentiel qu'est La Poste, quelle que soit sa condition sociale, quel que soit l'endroit où l'...

Je me fonde sur l'article qui précise que l'Assemblée doit être éclairée avant de délibérer – l'article 58, je crois.

Ce n'est pas l'article 58, madame la présidente, mais l'article 48. Madame la ministre, je m'interroge : aviez-vous l'intention de déposer cet amendement depuis le 18 mai 2021 ? Si oui, je me demande pourquoi vous ne l'avez pas défendu en commission pour que nous puissions l'expertiser. Vous auriez eu alors l'occasion d'expliquer que cette dot...

Nous avons là une illustration supplémentaire du fait que le Gouvernement ne tire aucun enseignement de la crise que nous venons de traverser. Un État souverain, un État qui prend soin de ses habitants et de ses territoires, c'est un État qui considère qu'un certain nombre d'outils stratégiques sont nécessaires pour accomplir une politique pub...

Quand Bruno Le Maire, qui est brillant – « le meilleur d'entre nous », dirait l'autre – parle de souveraineté industrielle, de made in France et d'État stratège, on a envie de lui donner le bon Dieu sans confession et, avec beaucoup de naïveté, on pourrait boire son engagement volontariste. Mais force est de constater que, lorsque l'État...

L'examen des crédits touche à sa fin ; il y a eu des amendements à 1 euro, mais aussi d'autres amendements à 500 millions, voire à 3,2 milliards d'euros. Je note avec satisfaction qu'un grand quotidien, Le Monde, écrit ce soir que les parlementaires ont été amenés à voter un projet dans le flou le plus complet. Il explique, de manière tr...

C'est un problème démocratique : il est chaque jour un peu plus clair que le Président de la République est en campagne, le carnet de chèques ouvert, à multiplier les promesses. Je remercie la rapporteure spéciale Valérie Rabault : en nous apportant son expertise sur l'amendement, elle nous explique comment la sardine a bloqué le port de Marse...

Il existe parfois quelques éclaircies. Après cinq années d'une politique qui a fait défaut pour défendre une agriculture et une alimentation souveraines ou encore pour protéger la rémunération de nos producteurs avec l'échec, notamment, de la loi EGALIM 1, et la promesse de la loi EGALIM 2, une bonne nouvelle, que le groupe de la Gauche démocra...

à l'écoute et respectueux du Parlement – ce qui est suffisamment rare pour être souligné –, intelligent, connaissant les dossiers ; c'est bien. Néanmoins, l'ambition du budget pour 2022 n'est pas sur le tracteur, mais à la remorque,

dans le tombereau avec la future PAC. L'agriculture manque toujours d'une véritable stratégie pour garantir à nouveau notre souveraineté alimentaire, enjeu que la crise sanitaire a révélé comme essentiel. La nouvelle PAC et ses écorégimes sans sel, sans saveur et sans volonté ne changeront pas grand-chose à un modèle qui ne permet pas le renouv...

Pardonnez-moi, en raison de mon petit esprit, je n'arrive pas à faire plusieurs choses à la fois. Je disais, chers collègues – en plus, cela vous intéressera

–, que la pêche est fragilisée par le Brexit et que la question des artisans, affaiblis par la surpêche des navires à capitaux européens qui siphonnent nos droits de pêche, reste d'une profonde actualité. Où sont les moyens humains pour contrôler systématiquement, dans nos ports, la débarque de ces chalutiers XXL dont la pêche, sitôt sur le qua...

Le sort réservé à l'ONF est, disais-je, un véritable scandale : le passage d'Emmanuel Macron ressemble à un paysage de forêts après la tempête du siècle.

Nous aurons l'occasion de développer ça tout à l'heure, mais les réalités de l'éducation nationale ne se résument pas à des chiffres que vous nous jetez à la figure. Derrière la réalité des chiffres, je partage avec le slameur Grand Corps Malade le sentiment suivant – il le dit avec beaucoup de plus de talent que moi : l'ascenseur social de l'é...

Vous connaissez, monsieur le ministre, mon engagement sur la question de l'école inclusive, nous y reviendrons lorsque nous évoquerons le statut des AESH. J'appelle votre attention sur le fait que, dans le secteur des enseignants coordonnateurs d'unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS), la précarité devient la règle. Dans mon académ...

S'il est un sujet sur lequel la lecture du budget ne suffit pas, c'est la médecine scolaire. La question n'est pas tant d'examiner si les postes sont créés budgétairement, mais de savoir s'il y a concrètement des médecins dans nos établissements. Et la réponse est non. Dans le département de Seine-Maritime, vingt postes de médecins sont vacants...

Je ne sais combien de fois nous vous avons interpellés pour vous dire que la médecine scolaire est abandonnée, qu'elle est le parent pauvre de l'éducation nationale et qu'il faudrait agir concrètement pour recruter des toubibs et des infirmiers et pour leur donner une place dans la communauté éducative. Cela me met en colère !

Répéter, c'est enseigner. Nous allons le faire, nous aussi, sur la question des AESH. Dans le cadre de la commission d'enquête sur l'inclusion des élèves handicapés, dont j'étais rapporteur, j'avais essayé de dresser un portrait-robot des AESH. Plus de 95 % étaient des femmes ; 80 % étaient au moins titulaire d'un baccalauréat ; à l'époque, 70...

L'absence de réponse me conduit à insister – je suis obstiné. En tant que rapporteur de la commission d'enquête sur l'inclusion des élèves handicapés, j'avais demandé un retour sur évaluation avant la généralisation des PIAL. Ma collègue Jacqueline Dubois a d'ailleurs assez poliment considéré que cette absence d'évaluation portait préjudice à ...