. Le nombre de prisonniers de guerre arméniens est actuellement estimé à une soixantaine mais s'y ajoutent plusieurs dizaines de disparus. Ces chiffres ne sont pas définitifs, ce ne sont que des estimations.
Pour ce qui concerne le processus de paix, la guerre qui a eu lieu manifeste indubitablement l'échec de la diplomatie. Cependant la cause en incombe non pas aux médiateurs mais plutôt à l'absence de volonté pacifique de l'une des parties. Si la communauté internationale avait plus clairement signifié son refus absolu du recours à la force pour parvenir à une solution, peut-être les négociations auraient-elles été plus fructueuses ?
Aujourd'hui, quelle est l'alternative ? La co-présidence du groupe de Minsk a toujours été contestée par la Turquie et l'Azerbaïdjan. L'unité des pays qui exercent cette co-présidence, qui sont tous les trois membres du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU), est toutefois la seule voie possible pour progresser vers la paix, quand bien même le processus conduit sous l'égide de l'OSCE sort fragilisé de cette séquence.
En tout cas, c'est le souhait de l'Arménie de voir la co-présidence du groupe de Minsk reprendre l'initiative pour faire avancer le processus de paix.