Vous avez dit, monsieur le Premier ministre, qu'il fallait travailler avec humilité et écoute pour combattre cette maladie. Il est important de répéter les choses, surtout lorsque l'on constate aujourd'hui certaines réflexions ou manifestations – je ne parlerai pas de Montauban. Pour le moment, nous ne savons qu'une seule chose de ce virus : son nom. Nous ne disposons que d'un traitement : le confinement. Tout déplacement entraîne la mobilité du virus, d'où le caractère essentiel du confinement que vous avez décrété.
Bien sûr, il serait plus facile d'ouvrir le robinet mais les conséquences seraient terribles car nous sommes tout en haut de la courbe, dans une position extrêmement fragile. Nous disposerons sans doute bientôt d'un vaccin mais ce ne sera pas un traitement, simplement une prophylaxie – à condition qu'il soit accepté par tout le monde, ce que j'espère. Pour le moment, il semblerait que 50 % de la population soit prête à se faire vacciner. On constate d'ailleurs que les gens se font beaucoup plus vacciner contre la grippe cette année que précédemment.
Enfin, que pensez-vous de ces personnes qui font de la résistance et proposent de payer les amendes pour les autres – les écrivains, celles des libraires, les maires, celles des commerçants. Ces comportements me paraissent irresponsables.