Les Français ne se mobilisent-ils finalement pas que pour des élections qui ont d'après eux une réelle influence ? En effet, le niveau de participation à l'élection présidentielle se maintient à un très haut niveau, tandis que le niveau de participation aux élections européennes, historiquement faible, augmente à mesure que les Français se rendent compte de l'ampleur des enjeux de la gouvernance européenne. Le taux de participation aux élections législatives diminue au contraire avec la progression de l'idée que le Parlement sert de moins en moins. Enfin, les Français n'ont jamais réellement compris l'utilité des élections régionales et départementales, pour lesquelles le taux de participation reste à un niveau extrêmement faible.
L'idée émise par le président à propos de la fusion des élections ne concernait pas simplement la date des élections, mais également la possibilité de réduire le nombre d'élections, de sorte que, par exemple, les élus municipaux soient également élus au niveau départemental et même régional, comme il avait été suggéré à une époque avec le concept de « conseiller territorial ». Doit-on ainsi réduire le nombre d'élus afin que ces derniers aient plus de pouvoir, de sorte que les citoyens se mobilisent davantage ?