L'accès au crédit s'est certes amélioré mais nous constatons toujours l'existence d'un plafond de verre du fait du poids économique de l'assurance emprunteur. Ce plafond de verre commence à se fissurer, notamment avec l'expérience de Mme Pécresse, qui expérimente depuis juillet la garantie immobilière solidaire, une avancée qui me paraît majeure. Il s'agit d'un complément essentiel de la convention AERAS, ces deux dispositifs cumulés rétablissant un peu plus d'égalité dans l'accès au crédit immobilier. C'est actuellement une initiative régionale qu'il serait à mon avis bon de reprendre au niveau national. Avez-vous un retour d'expérience sur la mise en œuvre de cette initiative et des pistes d'amélioration opérationnelle ?
Je me demande aussi si ce plafond de verre n'est pas intériorisé par des malades qui s'autocensureraient. Dans l'inconscient collectif, le prêt n'est accessible qu'aux bien-portants. Je voudrais savoir si, dans votre expérience d'accompagnement, vous êtes témoins d'une forme de refus des malades de se projeter dans l'avenir, notamment via l'achat d'un bien immobilier ou le financement d'un projet. Avez-vous dans le cadre de vos associations, des stratégies d'anticipation de ces comportements ?