Intervention de Michel Zumkeller

Séance en hémicycle du mercredi 5 mai 2021 à 21h00
Soutien à l'activité économique face à la covid : déploiement et efficacité des aides

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichel Zumkeller :

Ma question porte sur la situation de certaines associations d'insertion – je ne crois pas qu'il soit nécessaire de rappeler la part qu'ont prise ces associations dans la crise sanitaire.

Pour illustrer mon propos, je prendrai l'exemple d'une association de ma circonscription, l'association Pluri'Elles, qui fait un travail remarquable et permet à de nombreuses personnes – principalement des femmes – de se réinsérer en confectionnant des vêtements professionnels, notamment à destination des hôteliers et cafetiers. Cette association s'est trouvée touchée de plein fouet par la crise.

Or, au plus fort de cette crise, le préfet du territoire de Belfort l'a sollicitée pour fabriquer des blouses et autres éléments d'habillement sanitaire pouvant servir dans les EHPAD et maisons de retraite. L'association a bien volontiers accédé à sa demande, à des coûts très faibles. Les femmes et les hommes ont travaillé tous les jours, dans des conditions extraordinaires : nous étions au cœur de la crise, il n'y avait que très peu de protections, et ils étaient donc en première ligne.

Mais au moment de faire son bilan, à la fin de l'année, l'association est en déficit de 38 000 euros. Elle demande l'aide du fonds de solidarité, mais on lui explique qu'elle n'est pas éligible, puisqu'elle a maintenu plus de 50 % de son activité. La situation est donc la suivante : des personnes ont œuvré, comme elles le font toujours, au service de la collectivité ; elles ont œuvré, je le répète, au quotidien et en première ligne. Et alors qu'il leur manque seulement 38 000 euros, personne ne peut les leur donner !

Ma question est donc simple : alors que le Président de la République prône souvent le « quoi qu'il en coûte », le Gouvernement est-il prêt à faire concrètement un geste et à verser 38 000 euros – c'est le prix du « quoi qu'il en coûte » dans ce cas précis – pour permettre à une association qui œuvre pour l'insertion des femmes depuis des années de survivre, et reconnaître ainsi l'excellent travail qu'elle a fourni en plein cœur de la crise ?

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