plus précisément du mécénat forestier. J'avais déjà évoqué cette question l'an dernier ; depuis lors, j'ai revu la rédaction de mon amendement en tenant compte des remarques faites par le rapporteur général.
Le plan de relance nous a heureusement permis d'amorcer la pompe du renouvellement forestier, ce qui est aussi nécessaire qu'urgent dans un contexte où le puits de carbone que constitue la forêt se réduit sous l'effet de la sécheresse ainsi que des aléas climatiques et sanitaires – à tel point que le Haut Conseil pour le climat (HCC) considère que nous avons peut-être surestimé de 30 % la valeur carbone de la forêt française. Le Président de la République a lui-même souligné que la France devait donner l'exemple en multipliant les puits de CO
C'est pourquoi je propose qu'au-delà de l'effort budgétaire – 150 millions d'euros sur deux ans prévus dans le cadre du plan de relance, auxquels s'ajoute une rallonge annoncée fin juillet par le Premier ministre pour la filière forêt-bois –, nous puissions ouvrir au mécénat d'entreprise la plantation d'arbres quand celle-ci correspond à un projet identifié label carbone, c'est-à-dire quand la séquestration du carbone est certifiée. Je précise que les investissements de ce type n'ont pas de vocation économique directe, puisqu'ils ne produisent de bénéfices que deux ou trois générations plus tard : un hêtre n'est abattu que quatre-vingts ans après avoir été planté, et il faut cent ans pour un chêne.