Intervention de Emmanuelle Ménard

Séance en hémicycle du mercredi 9 février 2022 à 15h00
Régulation du marché de l'art — Après l'article 9

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

Je ne dépose pas très souvent ce type d'amendement mais celui-ci me plaît bien.

Je demande en effet au Gouvernement de remettre un rapport sur une réforme de la profession des commissaires-priseurs afin que ces derniers puissent justifier d'une formation approfondie en histoire de l'art – nous en avions déjà discuté en commission, monsieur le rapporteur.

Les commissaires-priseurs sont en effet plus souvent compétents en matière juridique que dans le domaine artistique, ce qui peut susciter quelques interrogations – en tout cas pour certains d'entre eux – concernant la pertinence de leurs expertises. Peut-être faudrait-il revenir sur le poids accordé aux différents diplômes exigés pour pouvoir exercer la profession de commissaire-priseur de ventes volontaires. Aujourd'hui les candidats doivent justifier, au minimum, d'une licence en droit et d'une licence en art ou en histoire de l'art. Or il serait intéressant de donner une prééminence à la formation en art.

Nous avons tous entendu parler de pièces de grande valeur passées sous le radar des experts. Ce type d'erreur, qui se produit parfois, est susceptible de jeter le discrédit sur la profession. C'est pourquoi il me semble important d'insister sur la formation des commissaires-priseurs en art ou en histoire de l'art.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Cette législature étant désormais achevée, les commentaires sont désactivés.
Vous pouvez commenter les travaux des nouveaux députés sur le NosDéputés.fr de la législature en cours.