Je profite de l'occasion pour saluer la qualité du rapport de notre collègue Stéphane Mazars, qui a travaillé d'arrache-pied sur un sujet qui n'est, il faut le reconnaître, pas facile. La psychiatrie, en prison, c'est le parent pauvre. Et s'il n'y avait qu'en prison ! C'est vrai, hélas, pour toute la médecine. Les établissements spécialisés sont indigents et les personnels se donnent bien du mal avec les très modestes moyens qui leur sont octroyés.
Cet amendement soulève un problème important, celui de la continuité des soins. Elle n'est aujourd'hui pas assurée, ou en tout cas de façon absolument insuffisante. Vous le dites dans l'exposé sommaire de votre amendement, cher collègue : les professionnels ne sont pas d'accord sur les modalités qui doivent être choisies. Mais nous devons nous efforcer, les uns et les autres, d'avancer sur ces questions, sur lesquelles un consensus pourrait être trouvé.
J'ajoute que l'amendement ne prévoit évidemment aucune contrainte pour le détenu.
Il me semblerait donc utile d'inscrire cette continuité des soins dans la loi. Trop de personnes détenues souffrent de non-assistance à personne en danger, si j'ose dire, car elles ne reçoivent pas les soins nécessaires, et notamment les soins psychiatriques.