S'il est vrai que les fonctionnaires ont le sentiment de perdre le sens de leur travail au nom du bien commun, s'ils éprouvent effectivement le poids d'une administration écrasante, vous mettez la queue du serpent à la place de sa tête, car tout cela, c'est le résultat d'une politique !
La fonction publique d'État a été détruite ; dans les préfectures, dans tous les services publics, notamment ceux qui relèvent directement de la mission régalienne de l'État, vous avez cassé – et vous continuez – , y compris au niveau des territoires, les moyens donnés aux fonctionnaires pour faire correctement leur travail. Il en va de même dans la fonction publique hospitalière. Je l'ai vu tout récemment encore dans les hôpitaux de ma circonscription : quand on vous demande des postes, des moyens pour traduire les valeurs en actes sur le lieu de travail, cela relève bien de décisions politiques.
Bref, l'amendement en discussion est sympathique, mais, en tout état de cause, il noie le poisson. Personnellement, sans préjuger de ce que feront mes collègues, je m'abstiendrai.