Ce projet de loi tend en quelque sorte, si j'ai bien compris, à réparer une blessure que nous ont exposée nos collègues alsaciens, à satisfaire ce désir d'Alsace que nous avons bien entendu depuis hier. Il s'agit de remédier à un découpage administratif de notre pays en régions qui a été, disons-le, mal foutu ! Il était guidé par un souci d'économie ; on n'en parle pas assez, mais son bilan est catastrophique : la décision a été éloignée des populations locales. Il était aussi guidé par une volonté de désengager l'État, de le délester de ses responsabilités.
On le voit aux réflexions que font nos collègues sur la dimension touristique et économique, qui vient d'être précisée : ce à quoi nous aboutirons, c'est à une mise en concurrence des territoires, ni plus ni moins. Et cela rappelle de vieux débats dans un autre cadre, notamment sur la taxe professionnelle.
Voilà comment pointent à nouveau dans l'hémicycle des concurrences, qui sont difficilement supportables. C'est pourquoi je tenais à rappeler notre position en la matière, alors que Mme la ministre a heureusement souligné cette dimension de son action : nous n'avons qu'une seule maison, la maison France.