Je m'inscris dans le droit fil des propos de Mme Vichnievsky sur l'article 2 et l'évolution de ses dispositions.
En toute responsabilité, nous devons prolonger l'état d'urgence sanitaire. Or les dispositions de l'article L. 3131-15 du code de la santé publique permettent au Gouvernement de recourir, si nécessaire, à ce que l'on appelle le « stop and go » : il peut organiser aujourd'hui un déconfinement progressif et peut-être demain, malheureusement, si l'épidémie reprend, repasser au confinement. Dans ce cadre, nous devons résoudre le problème de l'accès à la nature. Je ne fais pas seulement référence aux plages et aux forêts, qui ont donné lieu à un débat au Sénat et à une réponse du Gouvernement hier. Je pense à la possibilité, en cas de confinement strict, de reconnaître à chacun le droit d'accéder aux espaces naturels à proximité de son domicile dans des conditions sûres.
J'appelle votre attention sur la nécessité d'établir des règles sanitaires cohérentes. Il n'est pas compréhensible d'autoriser les déplacements au supermarché et d'interdire les promenades de plus d'un kilomètre dans la campagne autour de chez soi. J'ai déposé avec plusieurs collègues un amendement traitant de ce problème en cas de confinement.