Il est des circonstances que nous ne maîtrisons pas ; nous devons en tenir compte. Nous proposons donc, dans ce sous-amendement à l'amendement no 53 de notre collègue Jean-Noël Barrot, d'étendre de six à douze mois la possibilité pour les étudiants étrangers d'exercer une activité professionnelle salariée dans la limite de 80 % de la durée de travail annuelle.
Nous ne savons malheureusement pas quand l'état d'urgence sanitaire prendra fin. Nous espérons tous que ce sera le 10 juillet, mais il n'existe aucune certitude sur ce point. Il est donc nécessaire, par mesure de précaution, de prévoir une durée de douze mois. Je rappelle que la mesure dont nous parlons consiste simplement à autoriser les étudiants qui le souhaitent à travailler 80 % de la durée de travail annuelle au lieu de 60 %. C'est dire qu'elle ne nous fait pas courir un risque énorme. Étendre son application à une année complète permettrait également, comme plusieurs de nos collègues l'ont souligné cet après-midi, de répondre à des besoins saisonniers qui ne seraient pas couverts en l'état actuel de l'amendement.