Cette loi est une loi de dessaisissement du Parlement, d'abord par la longueur de l'état d'urgence sanitaire qu'elle instaure : pendant cinq mois, le Gouvernement aura les pleins pouvoirs pour lutter contre la covid-19 ; par le recours, ensuite, aux ordonnances qu'elle autorise et qui permettront de modifier le droit du travail ou celui de la santé ; par le fait, enfin, d'exonérer l'exécutif des consultations réglementaires – le plus sûr moyen de faire des erreurs, on l'a vu nettement au début du confinement où il a fallu envoyer une série de lettres pour expliquer qu'on avait oublié telle ou telle catégorie.
Je veux vous faire part de mon inquiétude. On nous avait dit qu'en cas de deuxième vague, le pays serait prêt ; mais on voit bien qu'il ne l'est pas. Et le pire, c'est de nous entendre dire que cette deuxième vague, ces patients dans les hôpitaux, c'est de notre faute – c'est ce que M. Véran nous a expliqué hier soir !