Interventions sur "aliment"

241 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Baptiste Moreau :

Que d'honneurs ! Merci beaucoup ! Madame la rapporteure, par cette proposition de loi, vous souhaitez inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate. Je ne vous étonnerai pas en vous disant que je ne suis pas d'accord avec cette proposition : je m'y étais déjà opposé il y a six mois en tant que rapporteur de la loi sur les états généraux de l'alimentation. La majorité n'a pas attendu votre intérêt soudain pour l'interdiction du glyphosate pour prendre ses responsabilités.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Baptiste Moreau :

Concrètement, notre majorité a déjà pris des mesures fortes pour la réduction de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques et la transition de notre agriculture avec, notamment, dans le cadre du projet de loi agriculture et alimentation, le principe de la séparation de la vente et du conseil des produits phytopharmaceutiques – l'ordonnance doit être publiée avant le 30 avril 2019 – ; l'interdiction des remises, rabais et ristournes sur la vente de produits phytopharmaceutiques ; la définition de l'objectif de 15 % de surface agricole utile consacrés à l'agriculture biologique ; l'extension de l'interdiction des néonicotinoï...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Baptiste Moreau :

...s techniques et de l'ambition. Je suis fier que ce soit le chemin tracé par la France et vous vous en féliciterez vous aussi dans trois ans. Je remercie Mme la rapporteure pour son travail, qui met en évidence les différentes positions des États membres et le besoin de crédibiliser la parole scientifique des experts. Les accusations de conflits d'intérêts de l'Autorité européenne de sécurité des aliments avec le groupe industriel Monsanto ont mis à mal la parole scientifique. Ce scandale montre que nous avons besoin d'une agence véritablement indépendante, sur le modèle de l'ANSES française, qui assure un contrôle strict des produits sur le plan européen. Notre santé mérite la transparence : c'est pourquoi nous avons besoin d'études réellement indépendantes et coordonnées. La parole de la Franc...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Baptiste Moreau :

Cette proposition de loi ne contenant qu'un seul article, la discussion générale de plus de deux heures et demie qui vient d'avoir lieu a largement permis d'éclairer la représentation nationale sur ces enjeux, sans compter nos discussions lors de l'examen de la loi issue des états généraux de l'alimentation. Nous maintenons la possibilité d'inscrire cette interdiction dans la loi, mais pas maintenant, et pas de cette façon. Nous préférons la confiance envers le monde agricole et un travail collectif, pragmatique, pour mettre un terme à l'utilisation du glyphosate d'ici à 2021.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Vigier :

... commission des finances, qui s'intéressait au contrôle sanitaire – Éric Alauzet m'avait alors suivi – , j'ai eu le courage d'aller au Havre ouvrir des containers contenant certains produits en provenance d'Europe. J'ai pu vérifier que, lorsqu'ils avaient franchi les portes de l'Union européenne, il n'était plus possible de rien faire. J'avais alors formulé des recommandations pour que la qualité alimentaire soit au rendez-vous. La perspective de cinq ans est tracée. M. le ministre a rappelé toutes les démarches qui ont été accomplies. Il est bon que nous puissions bénéficier d'un bilan d'étape, car il faut enfin sortir du glyphosate. Ne nous donnons pas bonne conscience en disant que notre combat sera terminé dans trois ans : nous savons tous, si nous sommes honnêtes et responsables, que nous n...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLoïc Prud'homme, rapporteur de la commission des affaires sociales :

L'évolution de nos modes de vie au cours des dernières décennies a profondément marqué notre consommation alimentaire, et l'alimentation industrielle a peu à peu pris la place que nous lui avons laissée à mesure que nous réduisions le temps que nous consacrons à cuisiner, et même à manger. Ainsi, nous consommons désormais six fois plus de plats préparés qu'en 1960, et la part de l'alimentation dans le budget des ménages est passée de 35 % il y a cinquante ans à 20 % aujourd'hui, soit presque moitié moins. N...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLoïc Prud'homme, rapporteur de la commission des affaires sociales :

Je pourrais rappeler aussi que plus de 11 % des cas de cancers évitables sont dus à des causes directement ou indirectement alimentaires. Rappelons que l'ensemble de ces maladies chroniques représentent plus de la moitié des dépenses de l'assurance maladie, soit près de 95 milliards d'euros. Le surcoût global de l'obésité et du surpoids a été chiffré par la direction générale du trésor à plus de 20 milliards d'euros ; celui du diabète s'élève à plus de 10 milliards. Le taux de diabétiques dans notre pays est passé de 2 % en ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLoïc Prud'homme, rapporteur de la commission des affaires sociales :

...concitoyennes et concitoyens. J'ai entendu vos critiques, vos remarques et vos suggestions, et c'est pour cela que je présenterai tout à l'heure plusieurs amendements. Je proposerai ainsi une nouvelle rédaction de l'article 2, qui mentionnera explicitement les travaux de l'ANSES et de l'OQALI, et cela afin d'étayer de manière incontestable la réduction des teneurs en sel, en gras et en sucre des aliments transformés. S'agissant de la réglementation de la publicité alimentaire en direction des enfants et des adolescents, je proposerai une nouvelle rédaction de l'article 3, que j'avais déposée en commission et dont nous n'avons pu débattre. En effet, la publicité alimentaire fait aujourd'hui appel à des techniques de neuromarketing qui agissent à des niveaux infraconscients et auxquelles nos enfa...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre Dharréville :

Pour vivre bien, il faut bien manger. Cela paraît une évidence, mais nous savons que cette exigence a peu à peu été entamée par les modifications de nos modes de vie, ainsi que par les pratiques du secteur agroalimentaire. À côté de l'art de la table, qui, dans notre pays, occupe une place si importante, se développe, comme ailleurs, la malbouffe. Il convient donc d'accorder à notre alimentation le plus grand soin. Bien manger n'est pas d'abord une affaire d'esthètes ou d'épicuriens, c'est une question politique. On peut en ce domaine créer des conditions plus ou moins favorables – et il faut commencer par so...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMathilde Panot :

La présente proposition de loi peut, je l'espère, faire consensus à l'Assemblée. L'alimentation est en effet l'une des bases fondamentales de l'organisation sociale et politique. Or l'un de nos premiers devoirs, en tant que représentants de la Nation, est de garantir que chacun puisse consommer une nourriture saine en quantité suffisante. L'organisation de la cité, depuis la démocratie athénienne, pose ce devoir politique comme l'un des premiers. Aujourd'hui, vous le savez tous, des i...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMathilde Panot :

...ent. Vous connaissez ces problèmes, comme moi, mais le périmètre de cette proposition de loi est plus restreint. Puisque nous ne serions sans doute pas d'accord sur les moyens ou sur la volonté de mettre au pas ces transnationales nocives pour l'humanité, nous vous proposons de voter un texte qui permet d'améliorer immédiatement la santé de nos concitoyens. Limiter les additifs dans les produits alimentaires est une nécessité publique. De la même façon qu'avec les pesticides, les effets cocktails induits par la présence de plus de cinq additifs alimentaires sont dangereux pour la santé. À l'ère des maladies chroniques, où cancers et pathologies lourdes se multiplient, c'est une mesure de salubrité publique que celle-ci. Nous suivons d'ailleurs, en la matière, une recommandation du Haut Conseil d...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMathilde Panot :

Certains y perdront peut-être de l'argent. Grand bien leur fasse, ils réfléchiront au sens des actions qu'ils ont menées du temps où leurs pratiques étaient autorisées. Enfin, l'instruction délivrée par l'école de la République, dans une phase de transition et tant que les lobbies alimentaires s'emploient à empoisonner les gens, doit permettre à nos enfants de s'alimenter correctement et de savoir se détourner des dangers semés sur notre chemin par ceux qui tirent profit des maladies qu'ils produisent. Je ne vois donc pas pourquoi nous serions en désaccord. Certains ici ne cessent de répéter qu'ils partagent notre constat, qu'ils seraient des plus heureux que notre société permet...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichèle de Vaucouleurs :

La proposition de loi que nous sommes amenés à examiner aujourd'hui revient sur un problème essentiel auquel nos sociétés contemporaines sont confrontées : la « malbouffe » et ses incidences sur notre santé. Nous le savons tous, consommer excessivement et de manière récurrente des produits alimentaires ultratransformés contribue au développement de maladies chroniques comme le diabète, entraîne l'augmentation des situations de surpoids et d'obésité dont souffrent, dès le plus jeune âge, de nombreux Français et peut être à l'origine de pathologies cardiovasculaires. Ce constat a été dressé à de nombreuses reprises ces dernières années et très récemment dans le rapport de la commission d'en...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBlandine Brocard :

Nous prenons du temps pour partager un repas, et pour le plaisir d'être ensemble. Le repas gastronomique des Français est même entré au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, comme le rappelait M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Le repas français est donc célébré partout dans le monde, mais pour manger quoi ? De la même façon que chaque médaille a son revers, chaque repas ne se vaut pas. En effet, un mal persistant envahit nos assiettes. Ce mal porte un nom : la malbouffe. Le terme est explicite. Ce phénomène nous a peu à peu amenés à oublier le goût des choses et des bons produits, à accepter de manger des plats ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaIsabelle Valentin :

...e baguette de pain, l'indétrônable pot-au-feu de fin gras du Mézenc, l'exceptionnelle lentille verte du Puy et son petit salé : chaque terroir a sa spécialité. La France est un pays de tradition culinaire, où manger est avant tout un plaisir. Un repas en famille ou entre amis est à la fois un moment de partage et de convivialité, mais il permet aussi de sensibiliser les plus jeunes au goût et à l'alimentation. Malgré tout, qu'il semble lointain, le temps où nos mères ou nos grands-mères faisaient mijoter des bons petits plats à base de légumes du jardin et d'une viande ou d'un poisson du cru, qu'elles faisaient suivre d'un vrai fromage de pays, avec un bon pain de campagne ! Que ton aliment soit ton premier médicament, recommandait déjà Hippocrate en conseillant l'absorption d'une décoction d'or...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaIsabelle Valentin :

Notre consommation de produits frais, en net repli, est très insuffisante. Les études scientifiques déplorent un véritable problème de santé publique, et les constats sont alarmants. L'argument santé fleurit sur les emballages dans les rayons des supermarchés ; mais malheureusement, la mention « 100 % nature » ne veut pas dire « bon pour la santé ». Le marketing alimentaire est souvent trompeur, parfois même mensonger. Ensemble, nous relèverons le défi d'une alimentation saine, sûre et durable, pour un corps sain. Une vraie réflexion s'impose, car les décisions que nous prenons aujourd'hui auront des conséquences sur les enfants et le monde de demain. C'est le genre d'engagement à long terme dont nous avons besoin, parce que nous ne résoudrons pas ce problème e...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaYannick Favennec-Bécot :

Depuis quelques années, nous avons vu se multiplier les sites internet et les applications qui conseillent les consommateurs dans le choix de leur alimentation. J'en utilise au quotidien et certainement beaucoup d'entre vous aussi. La liste en est d'ailleurs longue,...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaYannick Favennec-Bécot :

...exigences en matière de qualité des produits. Pour certains, il s'agit essentiellement d'une question de santé, pour d'autres, d'un enjeu environnemental et sociétal, mais les consommateurs semblent de manière générale de plus en plus vigilants. Ils cherchent à consommer de saison et local, à manger équilibré ou encore à ne pas gaspiller. Ce regain d'intérêt s'explique notamment par le fait que l'alimentation industrielle a pris une place prépondérante dans nos assiettes. Sans confondre alimentation sûre et alimentation saine, il faut aussi constater que certains scandales sanitaires, tristement célèbres, ont contribué à entretenir la méfiance envers la composition des produits et des plats préparés. Pourtant, aujourd'hui, la question n'est plus de savoir si ce que nous mangeons est sûr : l'enje...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaYannick Favennec-Bécot :

...ir des débats qui risquent de revenir régulièrement à l'avenir. En effet, la généralisation de la malbouffe, qu'il s'agisse des fast-foods ou bien des plats préparés industriels, est devenue un problème dont le législateur doit s'emparer, car il représente des enjeux de taille. C'est d'abord un enjeu en termes de santé publique, en raison des maladies ou des problèmes de surpoids qu'une mauvaise alimentation peut entraîner. Monsieur le rapporteur, vous l'avez clairement affirmé en ouvrant ce débat, les risques pour la santé sont nombreux et avérés. Je rappelle que l'alimentation est au troisième rang des causes de cancers évitables, et directement liée à de nombreuses maladies chroniques dont la prévalence ne cesse de croître dans notre pays : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires. Et mêm...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaYannick Favennec-Bécot :

Par conséquent, c'est dans cette double optique qu'il faut en appeler à une politique publique ambitieuse en la matière. En premier lieu, la présente proposition de loi recommande de réglementer la présence d'additifs dans l'alimentation et de n'accepter que ceux qui figurent dans la liste des produits et substances autorisés sous le label « agriculture biologique ».