Avant de présenter cet amendement, j'aimerais rappeler le contexte dans lequel mon collègue Raphaël Schellenberger a été pointé du doigt pour avoir tenu des propos rassurants le 6 mars dernier. Le lendemain, le 7 mars, le Président de la République et Brigitte Macron se rendaient au théâtre et se baladaient. Je pourrais vous chanter Joe Dassin mais le sujet est trop sérieux pour se balader ainsi dans Paris, les mains dans les poches. Le Président de la République nous invitait donc à ne pas nous départir de notre bon sens et à continuer à vivre, à sortir. Certes, vous pouvez railler mon collègue, mais dans ce cas, n'épargnez pas non plus le Président de la République qui, le lendemain, tenait les mêmes propos.
Je vous invite à faire preuve de modération pour que nous ne finissions pas par nous envoyer quelques noms d'oiseaux au visage, ce qui serait mal venu. Cela étant, si le premier des Français, avec son épouse, en appelle à nouveau à notre bon sens et nous demande d'aller au théâtre, nous pourrons peut-être nous poser des questions.
J'en viens à l'amendement. La durée initialement prévue était beaucoup trop longue puisqu'elle s'étendait sur quatre mois, jusqu'au 10 novembre. Nous vous proposons, par cet amendement de repli, de retenir une date qui coïncide, non avec l'arrivée d'un Parlement renouvelé puisque seule une partie du Sénat aura été nouvellement élue, mais le début d'une nouvelle session ordinaire, ce qui laisse déjà beaucoup de temps. Nous admettons en effet que le mois de septembre puisse être compliqué à gérer, même si le Parlement peut se réunir en tout lieu et en tout temps. Pour paraphraser le serment du jeu de paume, disons que nous pouvons nous réunir partout où les circonstances l'exigent.
N'exagérons pas cette sortie en sifflet. La date du début de la session ordinaire me paraît la moins mal adaptée.