Interventions sur "classe"

482 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSabine Rubin :

...initiatives ont été prises pour faciliter ce passage, mais elles exigent non pas de revoir l'organisation administrative mais d'y consacrer du temps et de mettre en place un accompagnement. En réalité, ce type de nouvel établissement vise avant tout à réaliser des économies. Des économies sur le nombre d'enseignants, tout d'abord, car une entité de 105 élèves, avec un ratio fixé à 25 élèves par classe, obtiendra 5 postes si elle n'est pas fusionnée – elle aura donc 23,6 élèves par classe. En revanche, si l'on regroupe les élèves de plusieurs établissements, on peut combler cet écart et supprimer une classe, donc un poste d'enseignant. Des économies dans le nombre de directeurs, ensuite. On compte actuellement 45 000 écoles et 3 500 collèges. Avec ces regroupements, il est à penser que le nomb...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

...f dans notre pays et, potentiellement, le maillage scolaire, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Dans ces zones, nous le savons, les services publics sont en régression permanente. Toujours moins de services publics, toujours moins de bureaux de poste, toujours moins de services de santé, toujours moins de médecins généralistes ! Allons-nous maintenant y organiser la suppression de classes et d'écoles, au risque que les parents soient contraints à toujours davantage de déplacements ? Cela ne serait pas sage. Au contraire, il faut maintenir un maillage très dense de nos écoles sur l'ensemble du territoire, et garantir les postes de directeurs. Une fois de plus, ces regroupements ne sont là que pour camoufler un recul du service public et des fermetures de classes, promettant des c...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNadia Essayan :

Le groupe du Mouvement démocrate et apparentés pense qu'il est important de suivre l'évolution des établissements publics d'enseignement dans les zones rurales. On voit bien qu'avec une ou deux classes éparpillées, il n'y pas véritablement de dynamique. Les futurs établissements publics des savoirs fondamentaux permettront d'enclencher de nouvelles dynamiques. Ils rentrent pour moi dans le cadre des expérimentations possibles, et il ne faut pas craindre les avancées contenues dans ces propositions nouvelles. Je ne suis donc pas d'accord pour dire qu'il ne faut rien toucher à l'organisation a...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

...étaire consistant à regrouper et à optimiser. Cette logique, nous la connaissons – je mets à votre crédit la cohérence – , c'est celle qui a prévalu pour les tribunaux et les hôpitaux. Je vois le ministre réfuter mes propos, mais avouez que la rédaction de l'article est suffisamment ambiguë pour justifier l'émotion très forte qu'elle suscite en milieu rural, notamment la crainte de fermetures de classes. Nous vous proposons de supprimer cet article, quitte éventuellement à y revenir par la suite. Pour notre part, nous ne sommes pas favorables à l'affaiblissement du maillage indispensable d'écoles qui sont bien souvent le dernier service public vivant dans les communes. Dans le climat actuel, en particulier au sein du mouvement des gilets jaunes –

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRégis Juanico :

...ent en garde contre la précipitation et appellent à rejeter cet article. Nous évoquerons l'expérimentation à l'article 8 et l'évaluation à l'article 9. Prenons le temps de réfléchir. L'exposé sommaire de l'amendement à l'origine de ce nouvel article précisait que les nouvelles structures « permettront aussi à de très petites écoles – la moitié des 45 000 écoles de France comptent moins de quatre classes – d'atteindre une taille critique ». On peut craindre que celles-ci soient un prétexte pour effectuer des regroupements pédagogiques, loin de l'objectif de continuité du cycle 3.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRégis Juanico :

Je reviens sur la réponse que le ministre m'a apportée lors des questions au gouvernement mardi dernier au sujet des fermetures d'écoles rurales dans le département de la Loire. J'avais raison, si 77 classes ont été créées dans le département, 45 l'ont été au titre du dédoublement ; 36 classes ont été fermées parmi lesquelles 16 en milieu rural. On voit bien le mouvement qui est en train de se dessiner pour les écoles rurales.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFannette Charvier, rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l'éducation :

Des efforts importants sont faits en faveur de l'école primaire et toutes les écoles du territoire en bénéficient, en particulier les écoles rurales. L'objectif est de maintenir un service public d'éducation de proximité et de qualité, adapté aux situations et aux volontés locales. L'école rurale peut prendre différentes formes : dans certains cas, la classe unique sera la meilleure solution ; dans d'autres, le regroupement pédagogique intercommunal, concentré ou dispersé, sera privilégié ; on peut également penser aux pôles éducatifs qui ont été largement expérimentés en Haute-Saône, département dans lequel l'école des savoirs fondamentaux est également en cours d'expérimentation.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Vous êtes intervenu longuement, monsieur le ministre, et vous avez dit énormément de choses. Pour ma part, j'aborderai deux points. Premièrement, vous utilisez l'argument de la démographie. Dès lors, expliquez-moi pourquoi quinze classes de primaire sont supprimées à Aubervilliers, dans ma circonscription, alors que l'INSEE vient de réviser l'estimation de sa population en ajoutant 10 000 habitants ? Comment l'expliquez-vous au regard de la démographie ? Deuxièmement, s'agissant de l'école du socle, vous êtes en train de nous expliquer que, grâce à l'article 6 quater, vous allez fusionner des écoles primaires et des collèges, e...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Il y aura des regroupements, donc des fermetures, c'est aussi simple que cela ! Ce n'est pas en parlant pendant quinze minutes de tous les sujets, monsieur le ministre, que vous effacerez l'essentiel : dans votre politique, il n'y a pas de lien entre démographie et fermetures de classes, mais entre économies, austérité et fermetures de classes.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRégis Juanico :

...ements scolaires. Si l'on veut diffuser une culture de l'évaluation, il faut qu'elle soit acceptée. Or, aujourd'hui, l'évaluation des établissements peut faire peur. Il convient donc de lever les réticences et craintes actuelles sur la finalité de cette évaluation, qui est d'aider les élèves à progresser dans leur apprentissage. Il ne faudrait pas en faire un outil de concurrence ou un critère de classement entre les établissements, ni une base pour allouer des moyens aux établissements, ni même un outil d'évaluation des enseignants. Dans cette optique, il convient de veiller à ce que l'évaluation prenne en considération toutes les dimensions de la vie scolaire. Il faut qu'elle soit faite tous les cinq ans et qu'elle porte sur la qualité de l'enseignement dispensé, le climat scolaire, le bien-ê...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNadia Essayan :

Je ne voudrais pas faire perdre du temps à l'Assemblée mais je veux dire que nous sommes évidemment très attachés aux critères proposés. Cela permettrait d'aller vers une évaluation globale et ainsi de ne pas établir de classement entre les établissements. Cela dit, nous sommes d'accord sur le fait qu'il n'est pas nécessaire de rigidifier les choses dans la loi. Toutefois, nous espérons qu'on en tiendra compte, comme vous vous y engagez, monsieur le ministre. Enfin, je suis d'accord sur le fait qu'il serait nécessaire de discuter de ces questions. Malheureusement, nous n'en avons pas le temps, alors que nous avons pa...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Lurton :

Lorsqu'un enfant en situation de handicap est inclus en classe primaire, les enseignants ne sont pas toujours préparés à les y recevoir, ce qui peut soulever quelques difficultés. Dans ma circonscription, où nous avions beaucoup travaillé en amont sur certaines inclusions avec les parents et les services de la direction académique de l'éducation nationale, nous nous sommes rendus compte que le handicap de tel ou tel enfant pouvait poser un problème, non seul...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaConstance Le Grip :

J'abonde dans le sens des excellents propos de notre collègue Gilles Lurton. Le présent amendement, déposé par Julien Dive, tend à ajouter la mention d'une formation des enseignants à l'inclusion des élèves en situation de handicap. On connaît le dévouement et la formidable disponibilité des enseignants amenés à accueillir en classe un élève de situation de handicap, mais ils peuvent se trouver un peu démunis, voire désarçonnés, lors de la rentrée puis au fil des semaines. Il serait donc tout à fait pertinent d'inscrire clairement dans la loi l'ardente nécessité d'une formation à l'accueil de ces élèves. Ce serait en tout cas cohérent avec le nouveau chapitre que l'on propose ici d'introduire.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlain Ramadier :

Les professeurs des écoles maternelles et élémentaires sont aujourd'hui admis sur concours unique. Il est pourtant essentiel de souligner que le métier d'instituteur en première année d'école maternelle ne requiert pas les mêmes aptitudes que celui d'instituteur en classe de CM2. Dans ces conditions, il convient de spécialiser les élèves à l'un ou l'autre métier, si ce n'est au niveau du concours d'admission, du moins au cours de leurs études, et de leur permettre, ce faisant, de formuler un voeu plus légitime, lors de leur affectation, sur le choix d'enseigner en maternelle ou en classe élémentaire.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrédéric Reiss :

...ion nouvelle, conflictuelle, qui le déstabilise, il est important qu'il se voie proposer des réponses dans le cadre de la formation continue, afin de pouvoir exercer correctement son métier. Là aussi, il faut raison garder en matière de formation initiale. On ne peut pas évoquer toutes les questions et anticiper toutes sortes de situations hypothétiques. La pratique du métier s'acquiert devant la classe, à l'issue d'une formation initiale qui doit se concentrer sur les savoirs fondamentaux.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSophie Mette :

... la confiance que le présent amendement propose de créer _ comme vous le voyez, nous ne perdons pas de vue l'intitulé du texte. Par ailleurs, si les enseignants se forment durant les temps des vacances scolaires, il n'y a pas besoin de les remplacer ; ainsi les indemnités normalement destinées au remplaçant pourraient-elles être attribuées à l'enseignant formé durant ces périodes de vacances des classes. Pour conclure, c'est une logique identique de revalorisation et de sentiment de confiance qu'offre le droit à la validation des acquis de l'expérience. Car, dans un monde où 50 % des emplois vont être profondément transformés dans les dix ans à venir, cela passe plus que jamais par un accès plus simple, plus rapide, plus vaste et plus juste à l'atout majeur du XXIe siècle : les compétences. C...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSabine Rubin :

...udiants en L2, c'est-à-dire ceux intégrant la première année du dispositif, auront essentiellement une mission de surveillance et d'aide aux devoirs au collège, qui, bien que parée d'une appellation censée la rendre plus attractive, n'a absolument rien de nouveau _ je faisais déjà ça il y a quarante ans, lorsque j'étais moi-même surveillante. Les étudiants en L3 pourront, eux, se voir confier une classe, sans que cela leur garantisse en aucune manière de bénéficier d'une formation de nature à leur permettre de dispenser un enseignement de qualité.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaElsa Faucillon :

...re d'opérer des pré-recrutements et de diversifier les profils des futurs enseignants, cela ne peut se faire qu'avec l'ambition de former au mieux celles et ceux qui se trouveront demain face aux élèves. Or cet article, qui ne précise ni les contours, ni le statut, ni les missions des assistants d'éducation, ne permet pas d'écarter le risque d'une précarisation, puisqu'il est prévu de confier des classes à des étudiants qui ne sont pas encore enseignants et semblent _ du moins nous le craignons _ devoir constituer des espèces de brigades de remplacement, ce qui ne correspond certainement pas à l'ambition que nous devons nous fixer pour les enseignants et pour les élèves. En tout état de cause, nous sommes bien loin du dispositif auquel vous vous référez, à savoir le pré-recrutement de type IPES...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSabine Rubin :

...rallèle. Votre mesure n'est donc pas exceptionnelle. En quoi serait-t-il social de gagner de l'argent en se voyant offrir la possibilité, non plus d'être AED, mais d'enseigner en troisième année ? Rien ne dit que ce sera possible. Le métier d'enseignant est difficile et ne s'improvise pas. Ce n'est pas parce que l'on suit des cours d'histoire à l'université que l'on est capable d'enseigner à une classe de troisième. Il faut être formé, savoir prendre du recul par rapport à sa matière, connaître les outils pédagogiques, le programme. La confusion des genres est totale ; rien ne nous dit que l'élève sera préparé et supervisé par un professionnel. Votre proposition s'apparente, non à un prérecrutement, mais à une façon de boucher les trous compte tenu de l'absentéisme récurrent dans ce métier, et ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSabine Rubin :

...es enfants ; ce qui est vrai pour un enfant de 3 ans l'est d'ailleurs tout autant pour les adultes, pour chacun d'entre nous. Je ne soutiendrai peut-être pas ces amendements, mais j'aimerais alerter sur la nécessité de donner des moyens suffisants aux maternelles pour que chaque enfant puisse être entouré de bienveillance et accompagné, ce qui requiert l'existence de plusieurs salles pour chaque classe et la possibilité d'aménagements du rythme scolaire des enfants. J'insiste sur les moyens : il est plus opportun de renforcer les moyens des petites structures pour permettre aux adultes de tenir compte des spécificités de chaque enfant, que de voter un amendement rendant finalement la scolarisation facultative.